En réponse à vos questions me concernant :

Êtes-vous lié ou rattaché à un mouvement de pensée ?

Rien ni personne ne dicte ma manière d'appréhender la vie. Seul mon coeur m'amène à diriger ma vie. Je suis parfois provocateur et dérangeant, mais je ne suis pas anarchiste pour autant. J'aime bousculer, mais toujours dans l'amour et le respect. Je n'ai besoin de convaincre personne de mes convictions, je sais juste qu'elles m'animent. Je suis celui qui aime démontrer qu'il existe une multitude de chemins et que nous ne devenons explorateurs de la vie qu'en sortant des sentiers battus. Réussir autrement est ma devise.

Et si vous vous trompiez ?

Je n'ai jamais prétendu détenir LA vérité, qui soit dit en passant n'existe pas. J'exprime simplement MA vérité, mes convictions, ce qui habite mon coeur. Si se tromper consiste à penser différemment que la société, alors oui, je me trompe sur toute la ligne, ou presque... Je prends plaisir à partager mes points de vue, librement avec qui le souhaite, sans jamais les imposer à personne. Qu'ils résonnent dans votre coeur ou vous agacent, ils ont atteint leur but, celui de susciter une réflexion. La réflexion est une petite graine qui finit toujours par germer lorsqu'on la nourrit.

Qu'est-ce qui me prouve votre bonne foi ?

Votre coeur ! Ni moi, ni personne d'autre ne pourra vous démontrer ma sincérité. Seul votre ressenti à mon égard vous inspirera la confiance... ou non. Écouter son coeur n'est pas toujours chose facile. Il est pourtant le siège intime de nos vérités.

Quel est le plus beau jour de votre vie ?

Le plus beau jour de ma vie est l'instant présent, car c'est le seul que je puisse vivre pleinement et façonner à chaque instant.

Comment vous ressourcez-vous ?

La nature, le calme, la méditation et l'enseignement me ressourcent, puisqu'ils m'amènent à me reconnecter à l'étincelle qui m'habite, à la source ( ressource = retour à la source ).

Qu'est-ce qui vous donne encore envie de vivre sur cette terre ?

Effectivement, à me lire, il est légitime de vous demander ce qui peut encore me donner envie de vivre dans cette société que j'égratigne si souvent de mes propos corrosifs. Oui, je me sens en très fort décalage avec la réalité de ce monde ! Et à la fois, je trouve cette situation passionnante et exaltante. Sans doute vivons-nous le moment le plus délicat de toute l'histoire de l'humanité et c'est pour moi un merveilleux privilège d'être vivant, ici et maintenant. Dans cette période de profonde léthargie, je mets donc à profit mon plaisir à bousculer et à éveiller les esprits, toujours dans l'amour. Je me plais à fonctionner en réveil-matin, ainsi qu'à côtoyer, observer et nourrir le changement, sans la moindre prétention. Le résultat m'importe peu et je n'ai pas d'objectif. J'aime profondément l'être humain, je ne suis pas un gourou, je ne vous invite pas à me suivre, je n'ai pas de grand message, de grande promesse, mais juste mes mots que je sème à tout vent. La seule révolution que je suggère est la vôtre, intérieure et nourrie d'amour. L'extérieur n'est-il pas le reflet de notre univers intérieur ?

Que vous procure le titre de maître Reiki ?

Pas la moindre jouissance égotique ! Je suis très prudent en rapport à l'usage du titre de maître Reiki, car celui-ci est souvent mal perçu, associé à tort au gourou de pacotille qui assume son complexe de supériorité dans le contrôle et le pouvoir. Pour ne pas froisser les susceptibilités, je me qualifie plus volontiers d'enseignant ou encore de thérapeute. Mais sans doute, faut-il rappeler que le maître est avant tout un serviteur et non un dirigeant. Il ouvre une voie, incitant par l'exemple et jamais par l'obligation. Ses principales qualités sont immanquablement l'humilité, l'humilité et... l'humilité. Il est discret, sans prétention et n'a rien à prouver à autrui, ni à lui-même. Son enseignement ne se transmet pas dans l'action, mais dans "l'être". Il s'adresse au coeur avec simplicité, sans jamais nourrir le mental et sait s'effacer quand il le faut. Ainsi, il me plaît d'être maître Reiki.

Comment faites-vous pour rester calme dans la tourmente ?

J'applique les principes universels que tout le monde connaît pour les avoir lus ou entendus tant de fois. Je me connecte à l'essentiel, à cette force qui m'habite, à la terre, à l'univers, sans juger ou nourrir l'injustice ou la révolte. Alors un sentiment d'éternité m'envahit, me rappelant que je suis bien plus que l'être physique qui parcourt cette vie, que je ne suis pas une victime et que j'ai à apprendre de cette situation, même si je ne suis pas en mesure sur le moment de comprendre ou donner un sens à cette tourmente. J'évite la réaction pour "être", tout simplement, tel le phare, immobile dans l'océan tempétueux, qui par sa stabilité guide les nombreux bateaux qui l'entourent. Le calme et la stabilité sont la plus grande aide que l'on puisse apporter dans une situation agitée ou conflictuelle, autant pour soi que pour autrui.

Êtes-vous fâché contre les religions ?

Il faut tout d'abord distinguer l'essence des religions, qui est louable, des partis religieux constitués pas l'homme. Je ne suis donc fâché contre aucune religion. L'interprétation intellectuelle de textes sacrés ( Bible, Coran, Torah, ... ) débouche toujours sur les pires dérives et divise plutôt que de ramener à l'essence de l'existence, à l'unité de la vie dans l'univers. La spiritualité ne peut être figée ou emprisonnée par des écrits rédigés par l'homme. Ceux-ci ne sont pour moi que réducteurs d'une vérité bien plus grande... Aussi, je désapprouve cette manière protocolée et interprétée de se rattacher à des expériences passées. Le passé est mort et n'existe plus. Seul l'instant présent peut me connecter à mon essence, à l'essence de l'univers. Ma seule religion est la religion du coeur, et celle-ci n'a besoin d'aucune étiquette et est exempte de dogmatisme. Elle se vit de l'intérieur. Elle est ce parcours à la rencontre du tout au plus profond de moi.

Quelle est votre opinion sur... ?

Je n'ai pas d'opinion, raison pour laquelle je ne vote jamais. Comment pourrais-je avoir une opinion sur ce qui est à l'extérieur ? La majorité des êtres humains ont des opinions sur tout, même sur ce qu'ils ne connaissent pas. Ils ont un vague écho d'une situation et voilà déjà qu'ils la jugent en donnant leur opinion. Ils étudient la morale, la philosophie et les nombreuses écoles de pensée, mais ils ne savent rien par eux-mêmes. Alors ils se scindent, ils se groupent, ils se lient pour défendre des opinions qui ne leur appartiennent même pas. Mais la vérité n'est pas un point de vue, une conclusion logique ou intellectuelle. L'opinion n'est qu'un jugement subtilement déguisé. Je n'ai donc pas d'opinion sur ce qui m'entoure, puisque cela m'échappe et ne m'appartient pas. Je suis l'observateur qui accueille. Je vois, j'entends, je sens, je goûte, je touche, mais je n'ai pas d'opinion. J'apprends bien plus du monde en l'observant qu'en passant mon temps à le juger.

Est-ce agréable de ne plus travailler ?

( question fréquente depuis la vente de mon entreprise en 2002 )

A vous dire franchement, oui ! En fait, j'y suis habitué depuis toujours puisque je n'ai jamais travaillé de ma vie. Et oui, vous ne le saviez pas ?? Je me suis toujours fait plaisir dans mes activités, je les ai choisies par passion. Et je peux vous affirmer que c'est très facile de consacrer 18 heures par jour à nourrir ses passions, comme je l'ai fait durant bien des années. L'être humain aime se bercer de l'illusion qu'il n'a pas le choix. Mais je vous assure que l'on a toujours le choix, qu'il est possible de façonner sa vie, lorsqu'on y met tout son coeur et toute sa foi.

Ça doit être dur de se priver de viande ?

Oh oui, que la privation est frustrante et rend aigrie à long terme ! Mais pensez-vous franchement que je sois masochiste au point de me priver de viande ? Si j'aimais la viande, je peux vous assurer que je ne m'en priverais pas. En fait, je ne me prive de rien qui puisse contribuer à mon bonheur. Je ne vis pas de privation, j'écoute simplement mon être, mes envies et j'y réponds. Si l'idée de manger de la viande m'écoeure, je ne prétends pas pour autant qu'elle soit mauvaise et je n'incite personne au végétarisme. Je ne suis d'ailleurs pas végétarien, car le végétarisme est dogmatique et sectaire. Je suis simplement à l'écoute de mes envies. Les vrais changements ne viennent pas d'interdictions que nous nous imposons, mais de l'écoute de nos besoins profonds et essentiels, qui eux évoluent au fil de notre chemin.

Quel est le dernier métier que vous choisiriez d'exercer ?

Toute profession liée à la justice, sans hésiter. Le bon sens voudrait que la justice défende la morale, alors qu'en réalité elle est à la solde du pouvoir et de l'argent. Personnellement je ne me sens pas le besoin ni le droit de juger qui que ce soit dans l'univers. Sincèrement, je préférerais encore vendre mon corps plutôt que d'exercer le métier d'avocat. En effet, si les deux activités sont bien rémunérées, j'aurais au moins la satisfaction d'apporter du plaisir sans occasionner de souffrance à qui que ce soit. Bien sûr la question ne se pose pas, puisque j'ai toujours choisi mes activités, plutôt que de les subir. Il est tellement bon de pouvoir dormir, la conscience tranquille, sans avoir à se réfugier derrière une institution, qu'elle soit légale ou religieuse.

Que pensez-vous d'internet ?

Internet n'est ni bon, ni mauvais. Internet n'est qu'une puissante technologie de communication, dénuée de toute intelligence, permettant l'interconnexion mondiale du réseau informatique et multimédia. La question n'est donc pas de l'accuser, d'essayer de le brider ou encore de le censurer. En toute logique, lorsqu'une insulte est proférée téléphoniquement, on ne condamne pas le téléphone, cherchant plutôt de régler le conflit avec le correspondant. Le téléphone n'est pas responsable de ce qu'il véhicule, tout comme internet d'ailleurs.

Internet nous offre un grand cadeau : celui de nous obliger au discernement, pour délester toute forme de morale prémâchée par des comités de censure moribonds. Dans ce sens, il était temps que la société cesse de penser pour nous et que l'information soit tout simplement accessible à sa source, pour le pire, comme pour le meilleur. Se cacher derrière la censure n'est qu'une manière irresponsable de confier ses choix à autrui, fuyant ainsi une réalité dérangeante. Le web nous oblige donc à faire usage de notre ressenti, afin de choisir ce que nous y cherchons, pour y prendre ce qui résonne en nous, ce qui nous nourrit.

Internet est une révolution qui amène à réviser totalement l'éducation des enfants, à qui l'on n'avait jamais demandé jusque là de choisir, mais seulement de prendre comme argent comptant tout ce qui leur était enseigné. Aujourd'hui il n'y a plus de contrôle possible en matière de sources d'informations et il est peut-être temps de cesser de considérer l'enfant comme un être dénué de bon sens, pour lui apprendre très tôt le discernement. Je ne parle pas de l'abandonner devant son écran pour s'en délester, mais bien de le considérer en tant qu'être humain à part entière et de l'accompagner dans le dialogue et l'ouverture à la découverte du monde, dans une relation de confiance, non plus dans les obligations et les interdictions, mais dans l'apprentissage de ce qui résonne en lui. L'interdiction est aujourd'hui tout simplement ingérable, à moins de séquestrer l'enfant. Vous pouvez limiter, contrôler l'accès à l'ordinateur, mais tôt ou tard, il cherchera à découvrir, à expérimenter, car c'est sa nature. Il trouvera toujours un moyen d'y accéder, mais dans une relation de confiance brisée, sans dialogue possible avec ses parents, laissant alors la porte ouverte aux pires dérives... Interdire ce qui est incontrôlable est immanquablement la pire des solutions.

Que changeriez-vous d'un coup de baguette magique ?

La vie est parfaite ainsi et pour rien au monde je n'y changerais quoi que ce soit. Le changement profond ne vient pas de l'extérieur, mais uniquement de l'intérieur. La seule personne que je puisse donc changer est moi-même, et pour cela, pas besoin de baguette magique. Mais je peux semer le changement autour de moi, par l'exemple et l'incitation. La graine ne germera que si elle est nourrie, mais cela ne m'appartient déjà plus...

en chemin

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